Élément d'appréciation: SANTE 01

Engagement: Gratuité des actes se rapportant à la santé des personnes âgées indigentes, de l’enfant de 0 à 5 ans (paludisme, diarrhées, infections respiratoires aigües) et de la mère (paludisme, consultation prénatale, accouchement, césarienne, etc.) En cours de réalisation

Cet engagement figure dans la Déclaration de politique générale (DPG) et repris dans le Plan de développement économique et social (PNDES).

L’adoption de la politique nationale de santé est prévue pour fin septembre. Cependant, nous pouvons concéder l’existence d’une politique publique sur la gratuité des soins pour les enfants de 0-5 ans et les femmes enceintes, il faut  remarquer que pour ce qui concerne les personnes indigentes la délimitation est toujours problématique. La prise en charge de cette couche reste très peu perceptible.

Au titre des mesures prises en 2016

Cette mesure couvre environ 25% de la population burkinabè.

La gratuité de la prise en charge s’est étendue au dépistage du cancer du sein et du col de l’utérus et au traitement des lésions précancéreuses du col de l’utérus par cryothérapie. Il faut cependant relever que le dépistage par palpation et observation (mode retenu) n’apure pas la prévention du cancer, les examens de laboratoires et de mammographie ne sont pas pris en charge. Un problème éthique subsiste également, car le traitement des cancers dépistés n’est pas pris en charge en dehors de la cryothérapie.

Au total, 6,8 millions d’épisodes de maladies de l’enfant de moins de 5 ans, 1,2 million d’épisodes de maladies de femmes enceintes et de soins prénataux, 431 422 accouchements et 12 979 césariennes ont été réalisés au cours de l’année 2016 dans le cadre de la gratuité des soins. Cette mesure a coûté environs 22 milliards de FCFA dont 96,4% assurés par le budget de l’État.

Cette politique publique à eu un succès très mitigé, certaines difficultés sont apparues et constituent un goulot d’étranglement. Il s’agit entre autres des ruptures de médicaments et d’intrants, aggravées par la crise survenue au niveau de la direction de la CAMEG, l’insuffisance d’appropriation par les acteurs et le déficit de sensibilisation à l’endroit de la population, du manque de motivation des ressources humaines ployant sur la charge élevée supplémentaire de travail. Le processus de relecture du statut de la CAMEG est  amorcé avec les acteurs, il est impératif d’accélérer le processus pour avoir une politique claire de l’approvisionnement du médicament au Burkina. L’Etat Burkinabé au regard du statut actuel n’a pas les leviers sur l’approvisionnement du médicament. L’argent de la gratuité à pu permettre à la CAMEG de recouvrer ses créances publiques, cependant nous enregistrons toujours des ruptures d’anti asthmatiques, d’anesthésiques ayant abouti à la fermeture de plusieurs blocs opératoires.

Il faut noter que cette mesure de gratuité est une amélioration des Soins obstétricaux et néonataux d’urgence (SONU) qui rencontraient beaucoup de difficultés. Certaines ONG l’implémentaient également sur des sites pilotes.


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