Élément d'appréciation: SANTE 13

Engagement: L’amélioration du partenariat avec les acteurs du secteur privé et de la pharmacopée traditionnelle dans la prise en charge des questions de santé des populations En cours de réalisation

Cet engagement figure dans la Déclaration de politique générale (DPG) et reprise dans le Plan de développement économique et social (PNDES) a repris cet engagement 

-        La nouvelle vision au département de la santé sur la reforme du secteur de la santé est de mener une offensive de régulation dans le secteur de la santé, en particulier, dans le sous-secteur sanitaire privé, a ce titre le nouveau projet d’organigramme intègre une Direction des formations sanitaires publiques et privées (DFSPP) qui aura la charge avec l’Inspection technique des Services de Santé et l’Agence Nationale de Régulation Pharmaceutique de construire le corpus de régulation du secteur privé de soins et d’en assurer l’administration générale. Le premier responsable du département estime dans sa nouvelle vision de politique que le sous-secteur sanitaire privé est un exemple de mal-gouvernance, en arguant que : <le sous-secteur sanitaire privé, quoique nécessaire dans notre système de santé, manque totalement de régulation de la part de l’État. Pour beaucoup d’acteurs, le sous- secteur sanitaire privé de santé au Burkina Faso ressemble à un véritable marché de dupes. La majorité des promoteurs privés choisissent d’être conventionnés avec l’État pour recevoir des appuis divers (personnels mis à disposition, subventions ...) et surtout ne pas payer d’impôts. Malgré ce soutien, ils pratiquent quasiment la même nomenclature des actes et des prix que les promoteurs privés non- conventionnés, ce qui fausse le jeu de la concurrence. Ces derniers pourtant créent des emplois et payent l’impôt et sont donc pour la plupart à l’orée d’un dépôt de bilan. Le personnel du sous-secteur sanitaire privé est constitué en majorité des agents du secteur public. Ces personnels font le moins possible à l’hôpital public. Certains y passent pour rabattre d’une part les stagiaires vers leurs cliniques où ceux-ci exercent gratuitement. D’autres sont à l’hôpital public pour rabattre surtout les patients vers les établissements privés où ils sont plus disponibles et mieux rémunérés. Le passage de ces promoteurs à l’hôpital public est aussi utilisé pour transférer vers leurs cliniques privées le peu d’équipements et de petit matériel, voire de consommables disponibles dans les hôpitaux publics. Une direction du sous-secteur sanitaire privé pourrait être créée au sein du Ministère de la Santé pour traiter la problématique de la pratique libérale de la médecine et travailler à assainir le milieu>.

-        La médecine traditionnelle demeure une priorité avec une direction de la médecine et pharmacopée traditionnelle et des médecines alternatives (DMPTMA). Un programme pour la promotion de la médecine traditionnelle est en cours d'exécution avec la poursuite de la construction du Centre de Médecine traditionnelle et de soins intégré de Ouagadougou avec un taux d’exécution physique global estimé à 55% ;

 Il faut cependant noter le peu d’enthousiasme des acteurs à confier les recettes au scientifique pour des expérimentations. Cette donne rend peu exploitables les richesses de notre terroir. Les acteurs demandent un appui de l’État pour breveter les recettes afin d’éviter une récupération. Il faut noter que nos laboratoires au Burkina n’ont pas suffisamment de moyens pour aller jusqu'à l’analyse moléculaire des recettes. Beaucoup de plantes finissent malheureusement leurs parcours en Europe au profit de la métropole.