Élément d'appréciation: SANTE 16

Engagement: L’évaluation des curricula des formations dans les unités de formations en sciences de la santé et dans les écoles privées et publiques de santé en rapport avec ceux développés par l’OOAS afin de les adapter aux besoins réels des populations. En cours de réalisation

   Cet engagement ne figure pas dans la Déclaration de politique générale (DPG). Il est pourtant repris dans le Plan de développement économique et social (PNDES).

 

  • Le Projet de loi portant Fonction publique Hospitalière (FPH) consacre le rehaussement du niveau de recrutement et de formation des agents de santé pour respecter les normes communautaires de l’OASS visant à améliorer la qualité des soins au profit des populations. L’adoption de ce projet de loi est prévue pour la dernière session parlementaire de 2017.
  • Avec une charge de morbidité de 25%, l’Afrique sub Saharienne ne dispose que  de moins de 3% des personnels de santé selon l’OASS. Les causes  sont à rechercher dans l’inadéquation entre la demande et l’offre de soins. L’inadaptation de la formation initiale et/ou continue.
  • Les médecins en nombre insuffisant sont concentrés essentiellement dans les grandes villes, il faut noter également l’exode massif des médecins surtout spécialistes vers les pays du nord. Pour résoudre ce [problème la « Fonction Publique Hospitalières » prévoit une indemnité de spécialisation qui va contribuer fortement à retenir et fidéliser les spécialistes au Burkina. Il faut noter également l’indemnité de suggestion géographique qui permet de rééquilibrer les disparités géographiques.
  •  Il faut faire remarquer également une inadéquation de l’ENSP aux standards de la sous-région et du monde. Le Burkina Faso reste un des rares pays au monde à recruter des infirmiers sans le baccalauréat. Il faut impérativement transformer l’École National de santé Publique (ENSP) en institut supérieur de soins infirmiers rattaché à l’université pour le volet formation des infirmiers et sages-femmes.
  • Il est nécessaire d’avoir une relecture des statuts de L’ENSP, la relecture des  curculas à revoir selon les normes OASS pour l’ensemble des formations faites a l’ENSP.
  • La formation médicale initiale pose également un problème majeur en termes de lieu de stage et de nombre d’enseignants. Une tendance dégagée lors des États Généraux de la Santé voudrait que la médecine générale devienne une spécialité et que le médecin généraliste puisse y faire carrière jusqu'à sa retraite.
  • Le foisonnement des écoles de formation privées ne répondant pas aux normes est très préjudiciable à la santé des populations. Il faut véritablement assainir le milieu. Il faut cependant apprécier l’introduction de l’examen unique de sortie organisé par le ministère de la Santé.
  • L’élaboration des RIMES qui remplacera les TOES devrait prendre en compte les taches décrites par l’OASS pour chaque emploi pour harmoniser les appellations. À titre d’exemple les appellations attachées de santé, conseillées de santé n’existent pratiquement plus à travers le monde. Les conseillées de santé ont un diplôme de master 2 et les attachées de santé, avec l’approche de l’OASS seront des infirmiers spécialisés avec un diplôme de master 2 également. Il sera important de tirer les conséquences pour harmoniser en préservant de façon transitoire les intérêts des agents qui sont déjà dans ses emplois. Il ne faut pas occulter l’harmonisation des DES ( Diplôme pour médecins spécialistes) pour se conforme aux normes communautaires et favoriser l’union médicale sous régionale voir Africaine.