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Cet engagement figure dans la Déclaration de politique générale (DPG) et reprise dans le Plan de développement économique et social (PNDES). 

Lorsqu’on considère les données statistiques fournies par le rapport de performance 2019 du secteur de la santé, on note que seulement 17 nouveaux CSPS ont pu être construits en 2016 contre 40 promis. Ce qui montre que l’engagement n’était pas réalisé.

Toujours selon le même rapport de performance, pour une cible de moins de 6 Km, le rayon moyen d’action théorique est à 6,3 km en 2019 contre 6,4 en 2018. En prenant le secteur privé, le niveau de l’indicateur est de 5,8 km en 2019 contre 5,9 Km en 2018.

Pour une cible de 30 CSPS, 59 CSPS ont été construits et équipés sur l’ensemble du territoire en 2019.

L’Etat burkinabè a construit 35 CSPS complets et les partenaires techniques et financiers (PTF) 24 CSPS. Les PTF ont contribué à dépasser la cible.

De 2016 au 31 décembre 2019, il ressort du rapport de performance 2019 du secteur de la santé qu’au total 143 CSPS ont été construits et équipés sur 240 attendus, soit un taux de réalisation de 59,58% de l’engagement. Il reste encore 97 CSPS à construire en 2020. Il est clair par conséquent que cet engagement ne pourra pas être atteint si les efforts ne sont pas soutenus. Malheureusement, les données statistiques issues du PNDES diffèrent sensiblement de celles fournies par les rapports officiels du département de la santé.

Les données indiquent aussi la transformation de 37 CSPS en centre médicaux.

Malheureusement, nos sorties sur le terrain nous ont permis de constater que la quasi-totalité des formations sanitaires sont dans un état précaire avec un plateau technique presqu’inexistant quand ils ne sont pas en panne, des dépôts pharmaceutiques en grand difficulté de gestion. Dans la plupart des CSPS, la gestion des déchets médicaux demeure un véritable problème. Les ordures sont stockées dans des poubelles ou à même le sol avant d’être brûlées exposant ainsi que les enfants qui fréquent les CSPS. En outre, plusieurs formations sanitaires ne disposent pas d’incinérateurs et lorsqu’ils en existent sont actuellement pour la plupart hors d’usage. Il est par conséquent nécessaire que les mesures soient prises pour que tous les projets de construction prévoient des incinérateurs suivant l’approche 1 CSPS / 1 incinérateur.

L’assainissement dans les CSPS est également une grande préoccupation à tous les niveaux (espaces envahis par de hautes herbes, des latrines difficiles à fréquenter, des eaux usées, un cadre de vie peu enviable marqué par la présence de toiles d’araignées, etc.). Les personnes chargées des questions d’hygiène et d’assainissement dans les formations sanitaires manquent du minimum pour exécuter leurs missions.  Il est essentiel de renforcer les compétences des agents de santé en matière d’assainissement, y compris l’introduction de curricula dans ce sens dans les écoles de formations de santé. Il faut aussi et surtout une attention particulière sur les questions d’eau et d’assainissement des centres de formation sur l’ensemble du territoire national.

Engagement en cours de réalisation
Date de l'évaluation : 05-2020