11 Vues

Cet engagement figure dans la Déclaration de politique générale (DPG) et reprise dans le Plan de développement économique et social (PNDES).

 La normalisation des CSPS est une politique publique qui date de plus de 5 ans. Il faut cependant reconnaître que le référentiel des normes en la matière était inadapté. Pour parfaire le travail, le Ministère de la Santé a indiqué que la démarche de certification est déjà validée. Qu’en outre, le ministère a élaboré courant 2018 une stratégie nationale de la qualité des soins et services intégrés centrés sur la personne et la sécurité des patients au Burkina Faso et les documents normatifs régissant la qualité des soins.  A partir de ces documents, des directives techniques et des textes règlementaires, une grille de certification par niveau de soins a été élaborée et sa validation est en préparation.

La certification/accréditation des formations sanitaires n’a pas encore commencé. La non opérationnalisation de l’INESS, identifié comme organe certificateur/accréditeur et qui devrait conduire l’évaluation de conformité constitue la principale difficulté.

Au titre de l’année 2019, la normalisation a concerné 67 CSPS pour une cible fixée à 58. Les normalisations CSPS sont prises en compte dans le cadre des transferts des ressources aux collectivités territoriales pour les investissements. Quatre milliards (4 000 000 000) FCFA ont été alloués dans le cadre du transfert des ressources aux collectivités.

Au total 303 CSPS ont été normalisés pour la période 2016-2019. De ces normalisations de CSPS, 128 sont réalisées par l’Etat dans le cadre des transferts des ressources aux collectivités territoriales pour les investissements et 64 par d’autres partenaires. Un montant de 4 000 000 000 FCFA a été transféré pour les normalisations sur toute l’étendue du territoire national au compte de l’année 2019. Cependant compte tenu des mouvements sociaux (mouvements d’humeur) au

MINEFID pendant le premier semestre de l’année 2019, les procédures des passations des marchés pour la construction des infrastructures ont enregistré des retards importants.

Les normalisations ont concerné :

- la construction d’incinérateurs ; 

- la réalisation de forages ; 

-  la construction de Logements, cuisines, latrines douches ;

- la construction de Dépôts MEG ;

- la construction de latrines pour malades ;

- la construction de maternités et de dispensaires.

Le pourcentage de laboratoires des CM/CMA n’ayant pas connu de rupture des examens traceurs en 2019 est de 67,85% contre 96,13% en 2018.

La disponibilité des examens traceurs dans les CHR/CHU est de 70,42% contre de 87,61% en 2018. Cette faible performance peut s’expliquer essentiellement par les mouvements sociaux dans le secteur de la santé, une insuffisance dans l’expression des besoins, une non satisfaction des besoins exprimés, une panne des équipements et la non transmission régulière des rapports de suivi de disponibilité des examens traceurs par certaines structures (4 CHR et 34 CM/CMA).

La disponibilité de l’hémogramme sanguin est de 100% dans tous les laboratoires.

Beaucoup de CSPS demeurent pauvres en matière de ressources humaines, les sages-femmes sont en nombre réduit.

On note également que le pourcentage des formations sanitaires (CSPS) remplissant les normes minimales en personnel a connu une grande régression entre 2015 et 2018. En effet, on a 94,3% en 2015 ; 93,2% en 2016 ; 91,0% en 2017 et 84,8% en 2018. Les données de 2019 ne sont pas disponibles mais les ratios ci-après permettent de mener une appréciation.

Les ratios population/personnel de santé se présentent comme suit en 2019 :

- le ratio Population/Médecin est de 11 095 contre 14 404 en 2018 pour une cible de 11 000 ; 

- le ratio population/IDE est de 2 028 contre 3 281 en 2018 pour une cible en

2019 de 3500 ; 

- et le ratio population/SFE est de 5 128 contre 5 510 en 2018 pour une cible de

5 900.

Le Ministère de la santé indique le début de l’opérationnalisation des normes 2020-2024 en personnels soignants des structures publiques de soins de santé primaires selon le WISN.

Lorsqu’on considère les normes WISN, il est évident que le Burkina Faso est loin de satisfaire à ces exigences au regard des ratio ci-dessus mentionnés. On peut conclure que notre système de santé ne garantit pas des soins de qualité à toute la population au regard du manque de personnel qualifié qui prévaut.

Engagement en cours de réalisation
Date de l'évaluation : 05-2020
The website encountered an unexpected error. Please try again later.