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La production céréalière (mil, maïs, riz, fonio, sorgho) prévisionnelle nationale de la campagne 2018-2019 est estimée à 4 953 257 tonnes pour une cible de 5 800 000 tonnes, soit un taux de réalisation de 85,40%. Même si la cible n’est pas atteinte, cette production, comparée à la production définitive de la campagne agricole 2017-2018, et à la moyenne des cinq dernières campagnes, est en hausse respective de 21 ,91% et 11,77%.

La production prévisionnelle des autres cultures vivrières (niébé, voandzou, igname et patate) de la campagne agricole 2018/2019 est estimée à 937 448 tonnes (cible 979 943 tonnes) soit une hausse de 30,67% par rapport à la campagne précédente et de 25,10%par rapport à la moyenne des cinq dernières campagnes.

Pour ce qui est des cultures de rente (coton, arachide, sésame, soja), la production prévisionnelle est évaluée 1 180 150 tonnes pour une cible de 1 517 304 tonnes, soit un taux de réalisation de 77,77%. Comparée à la campagne passée, et à la moyenne des cinq dernières années, elle est respectivement en baisse de 13,29% et de 16,74%. Cette baisse de production est surtout tirée par celle du coton (28,57%) en dépit des hausses considérables des productions de soja (60,61%) et du sésame (49,70%). En effet, la production cotonnière est estimée à 603 090 tonnes en 2018 pour une cible de 840 000 tonnes, soit un taux de réalisation de 71,8%. Comparée à la campagne précédente (844 337 tonnes), cette production est en baisse de 28,57%.

Outre les causes conjoncturelles, cette situation est due au faible niveau d’utilisation des intrants et de la mécanisation. Cette situation s’expliquer entre autres par les difficultés d’accès aux crédits et la faiblesse des circuits d’approvisionnement en intrants et équipements. En effet, la situation des cinq dernières années montre que la proportion des superficies bénéficiant de l’engrais minéral (NPK, Urée et BP) varie par culture de 2 % (voandzou) à 93% (coton conventionnel) avec une moyenne nationale de 36%.

Des progrès importants sont réalisés en matière d’atteinte des besoins de couverture alimentaire. Cependant, d’énormes efforts restent à faire en termes de couverture des besoins en consommation humaine de certains p&roduits stratégiques comme le riz, afin de réduire la vulnérabilité alimentaire du pays et la dépendance vis-à-vis des importations.

Par ailleurs, sur le plan analytique, pour la couverture des besoins de certains produits stratégiques comme le riz, le poisson, le lait, des efforts restent à faire afin d’inverser les tendances actuelles à savoir une hausse des importations. En effet, les besoins de consommation de ces produits sont couverts actuellement pour une grande part par les importations.

- Création de la banque agricole

La banque agricole est opérationnelle depuis le 26 mars 2019. Elle a été opérationnalisée en 2019 avec l’ouverture de quatre agences (Ouagadougou, Bobo Dioulasso, Dédougou et Banfora).

 

Toutefois, nous pensons que pour que cette banque soit profitable aux exploitants familiaux, elle devra prendre des mesures qui favorisent le développement de services financiers adaptés aux besoins des producteurs et une réduction du coût du crédit agricole et qui tiennent compte les besoins et réalités des exploitants familiaux.

Par ailleurs, il est important que le gouvernement mène des concertations avec les secteurs bancaires et de la microfinance, pour susciter le développement des produits et services financiers adaptés aux exploitants familiaux d’une part, et d’une part, fasse une large diffusion/information des différents fonds étatiques ainsi que les structures de garanties existants et susceptibles d’accompagner et faciliter l’accès des exploitants familiaux au financement.

Engagement en cours de réalisation
Date de l'évaluation : 09-2020