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Le gouvernement a poursuivi la mise en œuvre de cet engagement au cours des années 2019 et 2020 (premier semestre).

Les actions ont consisté à faire progresser la réalisation des promesses présidentielles. Bien que plusieurs aspects des engagements pris aient connu des évolutions significatives, la composante de l’engagement demeure non encore totalement réalisée. Les éléments ci-après permettent de mieux apprécier les efforts consentis :

  • Construire le barrage hydro agricole et hydroélectrique de la Bougouriba phase 1

La phase actuelle de l’investissement est essentiellement consacrée à l’actualisation des études techniques détaillées pour la construction du barrage. Ces études techniques détaillées sont en cours de finalisation avec un taux d’exécution estimé à 80%. L’Avant-Projet Détaillé (APD) et le Dossier d’Appel d’Offres (DAO) provisoires ont été soumis à l’administration.

Les dépenses associées s’élèvent à 957,76 millions de FCFA, soit un taux d’exécution financière de 63,9%.  

  • Construire le barrage hydro-agricole et hydro-électrique de Ouéssa Phase 1 

Cette première phase du projet est consacrée aux études techniques détaillées de faisabilité pour la construction du barrage. Pour l’année 2019, il était prévu l’achèvement de ces études. Le taux d’exécution physique est de 100%. Le taux de réalisation physique cumulée des études est estimé à 100%. Sur un budget global de 3,684 milliards de FCFA, le cumul des dépenses s’élève à 2,76 milliards de FCFA, soit 74,99% d’exécution financière.

  • Construire le barrage de Bambakari /Tin-Akoff 2ème phase

Pour 2019, il était attendu de porter à 50% le taux de réalisation du barrage.  En fin 2019, le taux d’exécution des travaux est estimé à 27,78% (injection dans les fondations du barrage ; terrassement (déblai/remblai) de la tranchée d’ancrage, construction de la digue et ses protections). L’exécution financière cumulée est de 6,88 milliards FCFA représentant 47% du montant total des travaux. Cette faible performance est due à l’insécurité dans la zone.

Sur un budget de 14,74 milliards de FCFA, le cumul des dépenses s’élève à 8,27 milliards de FCFA, soit 56,1% d’exécution financière.

  • Réaliser des aménagements hydro-agricoles à Banwaly dans la province du Houet :

Cette phase du projet est consacrée à la réalisation des études de construction du barrage.

En 2019, il est prévu d’achever les études techniques de faisabilité et d'exécution du barrage de Banwaly correspondant à la disponibilité du rapport de l'Avant-Projet Détaillé (APD). Le taux d’exécution physique au 31 décembre 2019 est de 100 %.

D’un montant global de 1,27 milliards de francs CFA, le cumul des dépenses s’élève à 1,15 milliards de FCFA, soit 90,18 % d’exécution financière.

  • Achever la construction du barrage de Samendeni (PDIS I) :

Les activités du PDIS ont été lancées en janvier 2008. Le programme intervient dans les régions des Hauts-Bassins et de la Boucle du Mouhoun. La première phase du programme (2008 à 2018) a été consacrée à la (i) construction du barrage d’une capacité de 1,05 milliards de m3 ; (ii) construction d’une centrale hydroélectrique ; (iii) mise en œuvre partielle du plan de gestion environnementale et sociale (PGES). Le coût total du programme est évalué à 158,46 milliards de F CFA dont 71, 72 milliards de F CFA au titre de la contrepartie nationale.

Au 31 décembre 2019, les réalisations se présentent comme suit :

  • les travaux confortatifs du barrage sont achevés et réceptionnés le 6 juin 2019. Ces travaux ont consisté au bitumage de la crête du barrage et de la bretelle d’accès au site, dans le but d’assurer une sécurité à l’ouvrage ;
  • les travaux de construction du barrage de Samendéni ont été réceptionnés le 29 octobre 2019 et l’inauguration intervenue le 30 novembre 2019 par son Excellence monsieur le Président du Faso ;
  • la construction du bâtiment devant abriter la centrale hydro-électrique est achevée et le montage des équipements hydromécanique en cours. Toutefois, ces travaux sont confrontés à des difficultés de livraison des armoires électriques et des dégrilleurs sur le chantier.
  • l’indemnisation de 45 personnes affectées par l’aménagement ;
  • l’acquisition et la mise à disposition de médicaments essentiels génériques aux Centres de Santé et de Promotion Sociale de la zone du projet ;
  • le démarrage et la poursuite des travaux de réalisation d’AEPS au profit des villages de Sadina, Kokoro, Sikorola, Sinfra et Karangasso-Sambla, affectés par les aménagements.
  • En 2019, en matière de construction de barrages, il était attendu la réalisation d’au moins six (06) nouveaux barrages pour porter à quinze (15) le nombre cumulé de nouveaux barrages réalisés depuis 2016. L’atteinte de cette cible était conditionnée par la construction des barrages de Palogo, Ipelcé, Saalé, Guidissi, Guiba et Sougué. À la date du 31 décembre 2019, seuls les travaux du barrage de Palogo étaient achevés mais la réception n’était pas encore prononcée.
  • En termes de réhabilitation de barrages, il était attendu la réhabilitation de quinze (15) barrages en fin d’année 2019 pour porter à 35 le nombre cumulé de barrages réhabilités depuis 2016. Au 31 décembre 2019, seuls les travaux de réhabilitation de quatre (04) barrages (Yaïka dans le Plateau central ; Séboun, Goumogho et Boulpon dans le Centre-Ouest) sont achevés et réceptionnés. Ces réalisations portent à vingt-six (24) le nombre cumulé de barrages réhabilités depuis 2016.
  • Construire le barrage hydro-agricole et hydro-électrique de Bassiéri 

La phase actuelle de cet investissement est aussi consacrée à la réalisation des études d’exécution du barrage. Ces études démarrées le 15 novembre 2017 sont achevées à la date du 31 décembre 2019. D’un coût global de 2,739 milliards de FCFA, le cumul des dépenses s’élève à 2,05 milliards de FCFA, soit un taux d’exécution financière cumulé de 75%.

  • Construire 50 retenues d'eau dans les 13 régions

D’une manière précise, il était attendu la construction de 27 nouveaux barrages et réhabiliter 56 barrages dans les 13 régions.

 Pour 2019, les travaux prévus étaient :

  • achever les travaux de construction de six (06) nouveaux barrages : Karuka (Boucle du Mouhoun), Dawanegomdé et Saalé (Centre), Torodo (Plateau Central), Guiba et Ipelcé (Centre-Sud) ;
  • réaliser à 50% les travaux de construction de neuf (09) barrages : Palogo (Centre-Ouest) ; Guidissi (Centre-Sud) ; Dawaka-Wéotenga, Kouldisgou, Niou, Pougma et Taba (Plateau-Central), Sougué (Centre) et Bambakari (Sahel) ;
  • réaliser les travaux de réhabilitation de quinze (15) barrages : Tanghin, Pabré dans la région du centre ; Houndé (Hauts-Bassins) ; Nako (Sud-ouest) ; Goinré (Nord) ; Tiéfora (Cascades) ; Ouargaye et Baskouré dans le Centre-est ; Séboun, Doulou,  La, Boulpon et Goumogho dans le Centre-Ouest ; Yaïka ; Goghin Poedgo.

Au 31 décembre 2019, la situation de ces travaux se présente comme suit :

  • pour la construction de nouveaux barrages, seuls les travaux du barrage de Palogo étaient achevés mais la réception n’était pas encore prononcée. Le taux d’exécution physique moyen des travaux est estimé à 44,69% ;
  • pour les travaux de réhabilitation de 15 barrages initialement prévus, les contrats de cinq (05) barrages (Houndé, Nako, Goinré, Tiéfora et Ouargaye) n’ont finalement pas été signés en raison de contraintes budgétaires et seront priorisés en 2020. Les quatre (04) autres barrages (Yaïka dans le Plateau central ; Séboun, Goumogho et Boulpon dans le Centre-Ouest) ont effectivement été réhabilités. Le taux d’exécution physique moyen des travaux de réhabilitation pour l’ensemble des sites est estimé à 52,85 %.
  • Restaurer, protéger et valoriser le lac Bam

Au titre de l’année 2019, les activités prévues étaient :

  • achever les travaux de rehaussement du seuil du Lac, d’exécution de l’ouvrage de franchissement (route de Kaya) et de réhabilitation de la piste reliant la RN15 au quartier Saint Paul longue d’environ 1 500 m ;
  • réaliser à 90% les travaux d’aménagement et l’équipement de deux (02) périmètres hydro-agricoles de 240 ha ;
  • réaliser à 42% les travaux d’aménagement et l’équipement de huit (08) périmètres à l’amont du seuil  d’environ 282  ha ;
  • indemniser les personnes affectées par le projet (Actualiser les indemnisations).

À la date du 31 décembre 2019, les travaux de (i) rehaussement du seuil du Lac, (ii) d’exécution de l’ouvrage de franchissement (route de Kaya) et de (iii) réhabilitation de la piste reliant la RN15 au quartier Saint Paul longue d’environ 1 500 m ont atteint un taux d’exécution de 98%.

D’un coût global de 13,55 milliards de FCFA sur la période 2016-2020, le projet est financé par l’État burkinabè (3,55 milliards) et la Banque Ouest africaine de Développement (BOAD) à hauteur de 10 milliards de FCFA.

Toutefois, il convient de noter qu’en raison de la situation sécuritaire difficile, les travaux n’ont pratiquement pas évolué depuis le début de l’année 2019 où le taux d’exécution était déjà de 97%. Cette situation d’insécurité a aussi affecté les travaux d’aménagement des périmètres hydroagricoles (exécutés à 25%) autour du lac Bam où les attaques terroristes meurtrières perpétrées à Zimtenga ont contraints les prestataires à se retirer des sites.

  • Restaurer, protéger et valoriser le lac Dem

La première phase du projet est consacrée aux études de restauration, protection et valorisation du lac Dem. En 2019, il était prévu d’achever les études qui étaient à 65% en fin 2018. Au 31 décembre 2019, les études sont achevées et le rapport d’avant-projet détaillé (APD) est disponible. Les études ont coûté 295,71 millions de FCFA.

  • Réhabiliter le barrage souterrain de Naré

Les activités prévues au titre de l’année 2019 étaient :

  • réaliser les études intégrées de valorisation du barrage;
  • réhabiliter les infrastructures connexes du barrage (ouvrages AEP et de suivi de la ressource) et aménager un périmètre irrigué de 5 ha ;
  • renforcer les capacités des acteurs du projet ;
  • mettre en place le comité local de gestion du barrage et des aménagements associés.

À la date du 31 décembre 2019, les études sont effectivement terminées et les livrables disponibles. Aussi, les travaux de réhabilitation des infrastructures connexes du barrage et d’aménagement de 5 ha de périmètres irrigués (système goutte à goutte) sont achevés et la réception provisoire prononcée le 8 novembre 2019. Les infrastructures connexes réhabilités comprennent six (06) piézomètres, un forage d’AEPS, un pluviomètre, trois bornes fontaines et un abreuvoir. Le taux d’exécution physique est de 94,72%.

En lien avec la mobilisation des eaux de surface, les neuf (09) nouveaux barrages réalisés sur la période 2016-2019 permettront de mobiliser environ 1,100 milliards de mètres cubes d’eau supplémentaires dont plus de 95% retenus par le barrage de Samendéni. Déjà, en fin novembre 2019, il a été enregistré environ 910 tonnes de poissons capturés à Samendéni. À termes, les ressources en eau de ce barrage permettront l’émergence d’un pôle de croissance agro-industriel dans la vallée du fleuve Mouhoun où 1 500 hectares de terres sont en cours d’aménagement sur les 21000 hectares prévus.

Ces aménagements contribueront à l’atteinte de la sécurité alimentaire à travers une production annuelle estimée à 100 000 tonnes de riz ; 150 000 tonnes d'autres céréales ; 300 000 tonnes de cultures maraîchères ; 1 800 tonnes de viandes et 50 000 tonnes de fruits et de légumes.

Engagement en cours de réalisation
Date de l'évaluation : 09-2020
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