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Cet engagement est repris aussi bien dans par la déclaration de politique générale du premier ministre que par le PNDES.

 Le Ministère de la Défense Nationale et des Anciens Combattants a élaboré le PSR 2018-2022 dont le financement de la mise en œuvre doit permettre de répondre à ces objectifs.

 L’Assemblée nationale a adopté le 14 décembre 2017, le projet de loi portant programmation militaire quinquennale pour la mise en œuvre du plan stratégique 2018-2022 pour la réforme des forces armées nationales. Les activités sont réparties dans plusieurs programmes regroupés en trois axes stratégiques que sont : le renforcement de la déontologie et de l’éthique militaire ; le renforcement de la gouvernance ; le renforcement de la responsabilité. La mise en œuvre de cette loi nécessite la mobilisation d'importants fonds. On remarque que de 2016 à 2020, les budgets de la défense a progressivement augmenté, atteignant  12% du budget global en 2020.

Des actions de formations sont également en cours et devraient permettre de renforcer les capacités des éléments des forces armées, y compris en droits humains.

Il est toutefois important de veiller à ce que la lutte contre le terrorisme ne soit pas utilisée comme un alibi pour enfreindre aux droits humains et à la dignité humaine sur le terrain. Pour ce faire, des actions de contrôle, d'enquêtes, y compris de sanctions éventuellement s'avèrent nécessaires.

Bien que la loi de programmation militaire quinquennal soit adopté, nous constatons qu'il existe encore plusieurs pans de la politique qui méritent d'être renforcés pour garantir l'efficacité de la mesure. Les besoins en équipements performants et adéquats restent encore d'actualité pour faire véritablement face aux attaques terroristes devenues récurrentes.

Cet engagement est donc fortement lié à ceux de renforcement des capacités opérationnelles et de lutte contre le terrorisme. On note que la mise en oeuvre de la loi de programmation militaire a permis d’accroitre la puissance de l’armée nationale.

Toutefois, malgré l’objectif spécifique du renforcement de la déontologie et de l’éthique dans les forces armées, celles-ci font toujours l’objet d’accusation de violation de droits de l’Homme au cours des opérations de sécurisation du territoire dénoncées par des organisations de défense de droits humains comme le Mouvement Burkinabè des Droits de l'Homme et des Peuples, les ONG Amnesty International et Human Rights Watch.

Aussi, d’un point de vue de la responsabilité des forces de défense, l’on peut s’interroger sur son effectivité. En effet, aucune enquête indépendante des juridictions Burkinabè rendue publique n’a mis en cause ni blanchit les forces de défense en opération des chefs d’accusations soulevés contre elles. La lutte contre le terrorisme ne saurait donner lieu à des atteintes voire de violations graves des droits humains, notamment les traitements cruels, inhumains et dégradants, les atteintes au droit à la vie, les disparitions forcées, les exécutions sommaires et extra-judiciaires, etc.

Engagement en cours de réalisation
Date de l'évaluation : 12-2020