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Si cet engagement n’est pas repris dans le PNDES de façon indicative, on y retrouve néanmoins des traces notamment à travers la politique sectorielle « environnement, eau et assainissement » 2018- 2027 dont l’objectif est d’« Assurer un accès à l’eau, à un cadre de vie sain et renforcer la gouvernance environnementale et le développement durable dans l’optique d’améliorer les conditions économiques et sociales des populations ». La réalisation des objectifs environnementaux est l’une des conditions préalables à l’atteinte des résultats ambitieux de l'Agenda 2030 des objectifs de développement durable. Il est question d’amener les pays comme le Burkina à comprendre et prendre en compte les questions environnementales dans le développement durable. Il s’agit aussi de faire en sorte que les décisions prises au niveau central en matière d’environnement soient en cohérence avec celles prises pour les autres secteurs de développement. L’exemple de la forêt de Kua qui devait abriter l’hôpital de Bobo-Dioulasso témoigne du manque de synergie dans la prise de décision et leur mise en oeuvre. En théorie, le Burkina Faso semble avoir pris la mesure de la situation à travers la mise en place d’instruments tels que :

- le Conseil National pour le Développement durable ;
- la stratégie et le plan d’action de mise en oeuvre de la Politique Nationale du Développement Durable ;
- la politique nationale sur les zones humides ;
- la stratégie et le plan d’action sur la diversité biologique ;
- l’adoption du plan national de lutte contre la Sécheresse ;
- le Cadre Stratégique d’Investissement pour la Gestion Durable des Terres ;
- le quatrième Rapport sur l’Etat de l’Environnement au Burkina Faso ;
- la 5e Conférence nationale sur le développement durable (CONADD) ;
- Il y a aussi la mise en oeuvre de 84,38% des recommandations de la 4e CONNADD, la mise à jour de 75% des indicateurs de l'Observatoire National de l'Environnement et du Développement Durable (ONEDD), le renforcement des capacités de plus de 4 000 personnes sur les thématiques liées à l'environnement et au développement durable et la définition de 13 cibles régionales de Neutralité en matière de dégradation des terres qui peuvent être cités comme autres faits au profit de l’engagement.

Le Burkina Faso a également intégré la question du transfert des compétences et des ressources à travers la prise en compte des thématiques environnement/développement durable/ changement climatique dans 33,6% des PCD. Le cadre juridique du Burkina Faso en matière environnemental est riche et varié mais il subsiste des difficultés dans l’application de certains textes. Comme illustration, on peut citer la Loi n°017-2014/AN du 20 mai 2014 portant interdiction de la production, de l’importation, de la commercialisation et de la distribution des emballages et sachets plastiques non biodégradables, qui rencontre de nombreuses difficultés d’application sur le terrain comme l’insuffisance des appareils (appelés Tal-X) chargé de texter la biodégradabilité des sachets, pour tous les postes frontaliers du Burkina Faso, alors que la différence est indétectable à l’oeil. Il faut aussi mentionner le non-respect par les commerçants des dispositions de la loi et des mentalités qui n’ont pas encore intégré l’abandon des sachets plastiques. Le Ministère en charge de l’environnement à travers la Direction Générale de promotion de l’environnement est en voie de proposer l’interdiction totale comme solution ultime.

Engagement en cours de réalisation
Date de l'évaluation : 12-2020